Christine Mobers présente, dans une scénographie qui nous fait voyager, ses croquis dessinés là-bas, sur le vif.
"L’histoire commence avec un film de Carlos Saura, Bodas de Sangre. J’apprends mes premiers mots d’espagnol en le regardant.
Je décide de partir là-bas. Je découvre Grenade, la ville mauresque envoûtante mais mon envoûtement à moi, ce sera Séville. Au village, les marias me disent « Chiquilla ! n’y va pas, il fait trop chaud, c’est une folie », mais « L’amour est enfant de bohème qui n’a jamais connu de loi… ». Déjà la raison m’a quittée pour faire place au seul désir de connaître l’âme andalouse. Je prends le gros train qui part de Cadiz, dans une main l’éventail, dans l’autre le dictionnaire espagnol. Je connais trois phrases d’espagnol quand on traverse la banlieue poussiéreuse de ma ville torride, Séville.
C’en est fait de moi, je suis prise et je pleure déjà de ne pouvoir y rester toujours."
Christine Mobers
Je dessine l’instant qui passe. Hop ! Il est passé.