Federico García Lorca est incontestablement le poète le plus aimé, le plus adulé de sa génération. Son œuvre lyrique reprend comme thème principal le célibat désespéré de la femme espagnole, de l’Espagne elle-même, la noce ensanglantée, la terre stérile, l’enfantement impossible. Sa poésie est un cri, un soupir, une évocation… Ravagé par un désespoir sentimental, il part pour le New-York de la grande crise en 1929. En sortira un homme nouveau, un poète engagé, victime de l’angoisse existentielle – un véritable visionnaire, comme l’explique André Belamich. Garcia Lorca a été fusillé par les troupes franquistes tout au début de la guerre civile en 1936. Sa poésie est ainsi liée à un curieux destin – destin d’un peuple, interrompu, inachevé.
Le texte est magnifiquement porté par la voix de Manuela Sanchez, comédienne née en Andalousie, et la musique envoûtante de Karim Baggili, célèbre joueur d’oud (luth arabe) ayant intégré les différentes techniques de guitare flamenca à son style mêlant rock et musiques du monde.