Un appel à écriture, tous genres littéraires confondus, a été lancé à des auteur(e)s de la FWB. À partir de la figure féminine d’Antigone, il leur est demandé d’inventer une issue non sacrificielle entre la rebelle et la norme ; que le discours d’Antigone, la parole de l’ « autre », puisse désarmer la loi, qu’entre son représentant et Antigone, entre l’un et l’autre, s’instaure un dialogue, un entre-toi-et-moi où s’entre-informer et générer un lieu où la différence puisse exister, où s’inventent des échanges novateurs, inouïs.
Si certains textes restent bien ancrés dans le mythe, d’autres s’en éloignent audacieusement pour imaginer d’autres possibles dans la société d’aujourd’hui, où discours univoque et négation de l’autre sont encore légion.
Des comédiens sortis du Conservatoire de Mons, dirigés par Barbara Bua, vous proposeront une lecture de ces textes dans un dispositif convivial et propice à l’échange. Petite restauration et bar sur place ne rendront la rencontre que plus agréable…
Les auteurs : Christine Aventin, Véronique Bergen, Céline Delbecq, Marie Henry, Caroline Lamarche, Antoine Pickels
Le mythe d’Antigone :
Antigone décide de braver l’interdiction d’accomplir les rites funéraires pour son frère Polynice, tué par son autre frère Étéocle lors d’une bataille de pouvoir. Une interdiction a pourtant été émise par le nouveau roi, Créon, voyant en Polynice un traitre à sa patrie. Antigone, mue par l’amour pour son frère, s’en va donc accomplir ce qu’elle estime être son devoir religieux. Elle est arrêtée et condamnée par Créon à être emmurée vive. La jeune fille tente d’affirmer l’illégitimité de l’édit royal en se réclamant des lois divines, mais Créon refuse le dialogue ; Antigone est sacrifiée. Sa mort sera suivie par le suicide de son fiancé, le propre fils du roi.