Du fond de la scène, Grand Corps Malade, hier inconnu, s’avance, appuyé sur sa béquille. Il ne chante pas, il vient nous faire partager un moment d’intimité où l’on passe par toutes les émotions.
Grand Corps Malade scande ses textes Les voyages en train, Ma tête, mon cœur…, Saint Denis, a capella ou accompagné par ses musiciens.
Le talent de Grand Corps malade, c’est faire renaître la poésie sur scène, elle prend alors le nom de SLAM, cette poésie dite urbaine comme un hommage à Verlaine ou Appolinaire. Mais maintenant, sous les projecteurs, c’est lui qui nous touche par son écriture, son charisme et sa voix grave et hypnotique. On sort plus intelligent du spectacle, avec le sentiment d’avoir découvert un art nouveau et surtout, d’avoir d’assisté à la naissance d’un artiste phénoménal.
