Nous sommes dans les années 60, dans une petite ville du nord de l’Irlande. Un trou perdu à la mentalité très fermée qui n’a pas grand chose à offrir à sa jeunesse, et encore moins aux jeunes des familles pauvres.
Le petit Frank Brady est de ceux-là. Père alcoolique, mère dépressive. La famille est montrée du doigt. C’est la ’famille de cochons’, disent les braves gens du village. Mais avec son copain Joe, Frank rêve d’ailleurs, d’aventures extraordinaires, à l’image des héros des BD qu’ils dévorent tous les deux. Ensemble, Frank et Joe font les quatre cents coups. Mais à la différence de Joe, Frank a beaucoup de mal à contrôler sa propre violence. Et bientôt, c’est l’escalade.
Une fable magnifique, forte, drôle et poétique, qui nous entraîne (en chansons !) dans l’imaginaire halluciné d’un jeune adolescent confronté à l’injustice sociale. Un spectacle qui, sans donner de leçons, pose la question de la violence chez les jeunes. La violence qu’on subit, la violence qu’on fait subir à l’autre.
