Dakhara, « se souvenir », en arabe.
1er juin 1982, 9h du matin, Naïm Khader, 41 ans, est abattu devant chez lui, à Bruxelles. C’est le sixième sur la liste des représentants de l’OLP assassinés. En 1972, Wael Zwaiter, représentant de l’OLP à Rome, et Mahmoud Hamshari, son homologue à Paris, avaient déjà été la cible de l’opération « Colère de Dieu ». En 1978, c’est au tour d’Ezzedine Kallak d’être abattu à Paris. Bien connu des bouquinistes installés le long de la Seine, il aimait aller y chiner d’anciennes cartes postales de la Palestine…
Dhakara relate ces assassinats. Mais pas seulement. En trame de ce projet, il y a le récit de l’exil, de l’émigrant pour qui la Palestine n’est plus qu’un souvenir. Il y a aussi la nécessité de prendre le temps de se remémorer les violences subies, étape essentielle pour faire le deuil du passé, jusqu’à présent empêchée par la répétition incessante des tragédies que vit le peuple palestinien.