Se décrivant comme un « laboratoire conceptuel », La Pocha Nostra se veut un lieu de réflexion et d’échanges, où l’artiste est considéré comme un citoyen responsable, actif, immergé dans les grands débats contemporains. Pour traiter ces questions qui touchent notre époque, les artistes utilisent leur corps comme medium. Ils s’exposent comme objets d’arts humains, afin de créer un « musée vivant » interactif. L’identité de leurs personnages est composée à partir de différents systèmes de représentation stéréotypés, d’une projection des peurs et des désirs du public, d’ornements esthétiques et d’une part d’imprévisible…
Comme dans les autres opus de la série Mapa/Corpo, Corpo Ilicito examine le corps comme un lieu de spiritualité, de mémoire, de souffrance, d’activisme ou encore de colère. Posant tels tes saints ou madones de causes impopulaires (maladies, droits des sans-papiers, marché du sexe, prisonniers, etc.), les artistes créent un temple performatif ou le sacré et le profane se confrontent dans un but de provocation.
Le public entrera dans cet environnement particulier de tableaux vivants en tant que spectateur, puis sera progressivement invité à prendre part à la performance, s’il le souhaite, en passant du statut d’observateur à celui d’acteur.
La Pocha Nostra can be qualified as a place of reflexion and exchange, where the artist is seen as an active and responsible citizen and takes part to contemporary debates. The artists use their body as a communication tool. A living museum is created by these art objects. The audience will be given the opportunity to take part to the performance.