Les brûleurs, dans le nord du Maroc, c’est le nom que l’on donne aux personnes qui en clandestinité ou non veulent à tous risques rejoindre l’Europe de l’Ouest. Pour trouver l’argent, parfois pour fuir la misère mais surtout pour trouver respect, dignité, liberté qui leur manquent.
Pendant des mois et parfois des années, ils ne sont ni là-bas ni ici ; temps suspendu où la vie ne leur appartient plus, identité qui s’étiole. Leur vie est à l’abandon parfois pour un temps très long.
Travail fait le long des parcours de ces personnes, récolte de traces, d’empreintes, d’émotions laissées lors de leurs errances. A la manière d’un cartographe, photographies de ces personnes qui une fois arrivées sont en général toujours dans l’expectative d’une décision qui marquera leur futur.


