Dimitri est un homme à la dérive, sa vie un désert. En quelques mois, il a tout perdu : son travail, son épouse, ses amis, une vie sociale… Seuls l’écran et le clavier de son ordinateur portable le relient encore au monde. À l’autre monde. Un monde virtuel où la confusion s’installe entre ce qu’il est et les identités multiples qu’il se crée. Les réseaux sociaux l’absorbent tout entier jusqu’à l’intrusion, dans son univers aseptisé, d’un étranger iconoclaste : l’Avatar.
Les réseaux sociaux, les jeux en ligne et, plus globalement, Internet ont réinventé le rapport à soi, à l’altérité et au monde. Si les nouvelles technologies ont rendu possibles certaines révolutions, elles ont également creusé un abîme sous les pieds de ceux qui ont vu en elles le remède à la solitude ou au mal-être. Entre le réel et le virtuel, l’ambiguïté est parfois savamment entretenue. N’y-a-t-il pas urgence à réfléchir à une pédagogie de l’utilisation de ces technologies ?